dimanche 13 février 2011

La grande portée des petites choses

Ouin, bon, vous allez trouver que c'est redondant mon affaire car je parle encore des anniversaires. C'est que ça fait deux samedis d'affilée que surgissent des réflexions à ce sujet. Et hier, c'était le mien. Non, ne me demandez pas comment on se sent avec une année de plus; c'est surfait et vraiment overrated comme question. Surtout quand on ne se met pas de barrière psychologique relative à l'âge - par exemple les chiffres ronds ou mi-ronds - donc non, rien ne se passe à minuit. On se sent pareil; on a juste plus d'attention ce jour-là et on savoure ça pleinement. Je dis on, mais je parle pour moi car je sais que certains ne veulent pas entendre parler de leur anniversaire, ce comportement étant habituellement lié au badtrip de l'âge. Je le vivrai peut-être ce badtrip, qui sait, je suis encore une p'tite jeunesse - héhé! - mais j'espère sincèrement que non. J'ai de beaux exemples devant moi et je vais m'en inspirer autant que possible.

Donc voilà, j'ai eu une journée fabuleuse; tous ces messages gentils, quelques appels et Steve qui s'est donné à fond pour me faire passer une journée spéciale. Il fait ça régulièrement, chanceuse que je suis, mais hier il fallait que ce soit spécialement spécial. Car oui, ce qu'on fête ce jour-là, c'est l'anniversaire de naissance - donc de l'existence de cette personne - et c'est ça qu'il faut rendre spécial, non? Pas les années qui passent. C'est ça qui fait que chaque appel et chaque message reçu me touche sincèrement. Et c'est pourquoi je tiens à souligner le jour spécial des autres. Tout particulièrement la ligne au premier niveau, bref mes proches les plus proches. Quiconque me connait bien sait que je ne raterai pour rien au monde la fête de ceux que j'aime. Que je serai là sans faute même si oui, c'est vrai, il y en aura d'autres à la même date les années suivantes. Et souvent je n'apporte même pas de cadeau. Vous avez bien lu, dans notre époque de surconsommation il m'arrive d'arriver les mains vides. Car si je n'ai rien trouvé d'approprié, je n'acheterai pas un cossin juste parce qu'il le faut, parce que c'est écrit dans le Grand Livre du Comportement Social. Je ne m'accorderai pas autant d'importance à dire que ma présence est un cadeau en soi, on reste modeste quand même, mais bon je m'arrange pour passer un bon moment, faire la bouffe, être ensemble et avoir du fun, peu importe la forme que ça prend. Ça peut aussi être juste un tout petit message, un appel, un email, un texto, pour dire "coucou, je pense à toi pour ton jour spécial". J'en ai reçu plein comme ça hier, je suis chanceuse je vous dis, et c'est fou c'que ça fait chaud au coeur. Même sur facebook ça fait plaisir pour vrai, qu'on me dise pas le contraire. C'est la pensée qui compte, même si elle n'a duré que 10 secondes le temps d'écrire bonne fête.

Peut-être que je ressens les choses de façon trop intense, ça se pourrait tsé, j'ai tendance à ça. Mais la vie est constituée de petites choses et il fait bon en prendre conscience, surtout quand ça procure de bons sentiments. Je conseille donc de vous mettre un rappel, une note, un bip, un pop-up, whatever, le jour de la fête des gens qui vous importent. Les outils ne manquent pas de nos jours pour se souvenir de donner un coup de fil, d'envoyer un email, un texto, un facebook, un tweet, n'importe quoi. La portée d'un petit message spécial un jour spécial à une personne spéciale est plus grande qu'on pourrait le croire.

J'ai maintenant fait le tour de la question, je crois. À moins que vous n'ayez quelque chose à ajouter?

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