dimanche 20 février 2011

La joie par les épices et le caramel

La gourmandise, c'est mon péché préféré. J'aime tout, à quelques cervelles de veau et langues de porc près. Ark. Juste de l'écrire ma face se distortionne. Mais j'ai un faible pour tout ce qui contient des épices de type clou de girofle et cannelle. À cet effet, j'ai récemment fait le caramel à la fleur de sel (je souris à nouveau, là) aromatisé au clou de girofle. J'ai vu ça à l'émission de Bégin et me suis dit que ça pouvait pas être raté, en plus que j'aime particulièrement les recettes avec le moins de paragraphes possible. Et le caramel. Ça m'a charmé, inutile de vous dire. En fait, c'était pas à la fleur de sel au départ mais j'en ai ajouté pour le fun. MMMM!!! De la joie que j'ai passé à la cuiller en trop peu de temps. C'est dangereux ces recettes-là. C'est trop simple pour tant de bonheur. Genre qu'y faut pas trop s'ennuyer un dimanche après-midi parce que c'est facile de se sortir un chaudron vite fait.

Mais v'là ti pas que dans Châtelaine je lis que ça peut être encore plus facile, qu'on a déjà mis en pot une de ces merveilles parmi les merveilles et que je n'ai qu'à passer au Marché en chercher. Tiens donc, c'est justement sur mon chemin....Et comme je n'ai pas la résistance facile non plus face aux arômes floraux comme la fleur d'oranger (merci, Ryad au Marché Jean-Talon!) et l'eau de rose, ils ont fait une série limitée à la rose et cardamome. Série limitée comme dans grouille-toé, y'en restera pu dans pas long. Enfin moi j'le prends de même, et r'gardez-moi bien pas perdre de temps.

En tout cas si j'ai l'objectif de fitter dans mon maillot de bain l'été prochain, c'est rien pour m'aider tout ça. Mais c'pas grave, je passe mes vacances en Gaspésie et l'eau est ben trop frette à mon goût pour se baigner! ;)

dimanche 13 février 2011

La grande portée des petites choses

Ouin, bon, vous allez trouver que c'est redondant mon affaire car je parle encore des anniversaires. C'est que ça fait deux samedis d'affilée que surgissent des réflexions à ce sujet. Et hier, c'était le mien. Non, ne me demandez pas comment on se sent avec une année de plus; c'est surfait et vraiment overrated comme question. Surtout quand on ne se met pas de barrière psychologique relative à l'âge - par exemple les chiffres ronds ou mi-ronds - donc non, rien ne se passe à minuit. On se sent pareil; on a juste plus d'attention ce jour-là et on savoure ça pleinement. Je dis on, mais je parle pour moi car je sais que certains ne veulent pas entendre parler de leur anniversaire, ce comportement étant habituellement lié au badtrip de l'âge. Je le vivrai peut-être ce badtrip, qui sait, je suis encore une p'tite jeunesse - héhé! - mais j'espère sincèrement que non. J'ai de beaux exemples devant moi et je vais m'en inspirer autant que possible.

Donc voilà, j'ai eu une journée fabuleuse; tous ces messages gentils, quelques appels et Steve qui s'est donné à fond pour me faire passer une journée spéciale. Il fait ça régulièrement, chanceuse que je suis, mais hier il fallait que ce soit spécialement spécial. Car oui, ce qu'on fête ce jour-là, c'est l'anniversaire de naissance - donc de l'existence de cette personne - et c'est ça qu'il faut rendre spécial, non? Pas les années qui passent. C'est ça qui fait que chaque appel et chaque message reçu me touche sincèrement. Et c'est pourquoi je tiens à souligner le jour spécial des autres. Tout particulièrement la ligne au premier niveau, bref mes proches les plus proches. Quiconque me connait bien sait que je ne raterai pour rien au monde la fête de ceux que j'aime. Que je serai là sans faute même si oui, c'est vrai, il y en aura d'autres à la même date les années suivantes. Et souvent je n'apporte même pas de cadeau. Vous avez bien lu, dans notre époque de surconsommation il m'arrive d'arriver les mains vides. Car si je n'ai rien trouvé d'approprié, je n'acheterai pas un cossin juste parce qu'il le faut, parce que c'est écrit dans le Grand Livre du Comportement Social. Je ne m'accorderai pas autant d'importance à dire que ma présence est un cadeau en soi, on reste modeste quand même, mais bon je m'arrange pour passer un bon moment, faire la bouffe, être ensemble et avoir du fun, peu importe la forme que ça prend. Ça peut aussi être juste un tout petit message, un appel, un email, un texto, pour dire "coucou, je pense à toi pour ton jour spécial". J'en ai reçu plein comme ça hier, je suis chanceuse je vous dis, et c'est fou c'que ça fait chaud au coeur. Même sur facebook ça fait plaisir pour vrai, qu'on me dise pas le contraire. C'est la pensée qui compte, même si elle n'a duré que 10 secondes le temps d'écrire bonne fête.

Peut-être que je ressens les choses de façon trop intense, ça se pourrait tsé, j'ai tendance à ça. Mais la vie est constituée de petites choses et il fait bon en prendre conscience, surtout quand ça procure de bons sentiments. Je conseille donc de vous mettre un rappel, une note, un bip, un pop-up, whatever, le jour de la fête des gens qui vous importent. Les outils ne manquent pas de nos jours pour se souvenir de donner un coup de fil, d'envoyer un email, un texto, un facebook, un tweet, n'importe quoi. La portée d'un petit message spécial un jour spécial à une personne spéciale est plus grande qu'on pourrait le croire.

J'ai maintenant fait le tour de la question, je crois. À moins que vous n'ayez quelque chose à ajouter?

samedi 12 février 2011

Ça végète fort

J'ai pas le pouce vert mais j'ai le coeur tendre semble-t-il. Je suis entourée de plantes en phase terminale et je n'arrive pas à m'en défaire. Ça te scrappe un décor mais que voulez-vous, c'est vivant et j'me sens mal de jeter quelque chose de vivant, aussi amoché soit-il. Ça donne donc que, au beau milieu du salon trône une table avec deux pots qui contiennent les restes de ce qui a déjà été de jolies petites plantes en fleurs. Il n'en reste que quelques ridicules broutilles avec des feuilles qui restent accrochées par je-ne-sais trop quel miracle mais ont l'air tellement blasées qu'on se sent mal pour elles. Je jette un coup d'oeil de temps en temps pour constater qu'elles s'accrochent à la vie mais je ne comprends pas trop leur motivation, depuis le temps que ça dure. On ne s'attarde pas trop longtemps à cette scène désolante qui rappelle un respirateur artificiel et le malaise qui s'y rattache; on détourne assez vite le regard. Steve est optimiste et a installé des tuteurs en y croyant ben fort. C'est quasiment une joke; les tiges sont évachées autour l'air de dire "bôôfffff, à quoi bon" et ne veulent rien savoir d'y grimper.

Et que dire du poinsettia au bureau? Magnifique, coloré et touffu il n'y a vraiment pas si longtemps, voyez ce qu'il en reste. C'est ti pas triste ça? Pourtant je l'arrose mais il m'envoie promener en retour. Le bout de fleur qui reste rit de moi on dirait. Un collègue m'a suggéré de l'arroser avec du café, t'acoup que ça marcherait vu que ça en fouette quelques-uns d'entre-nous mais ch'pas sûre...

Fait que...J'fais quoi avec ça? Ça se pourrait tu qu'il y ait un revirement de situation? Que je regrette mes idées d'assistance au suicide alors qu'il ne s'agissait que d'un genre de crise d'ado végétale, parce que moi aussi à une certaine époque j'me disais "pffff....quossa donne de s'forcer" mais j'ai fini par me redresser, prendre goût à la vie et avoir de l'ambition. Peut-être que bientôt, en admirant les fleurs, je me dirai que j'ai bien fait d'être persévérante et que j'ai bien failli tuer une si belle créature, quelle bêtise. Sauf qu'en attendant, ça me scrappe le décor solide. Vous avez des suggestions, lecteurs nombreux?

dimanche 6 février 2011

Solitude du fond du U

J'étais toute seule dans le métro il y a quelques jours. Je pense que depuis les nombreuses années que je le prends, c'est la première fois que ça m'arrive. J'ai trouvé ça cool, et un peu étrange vu qu'on était en plein jour, sur semaine, pas tellement loin de l'heure de pointe et sur un bout de ligne habituellement très achalandé. Bref une probabilité peu probable.

Les habitués du métro savent que la ligne orange a tendance à être bondée à toute heure du jour et de la nuit en pourtour du fond du U (qui a de moins en moins l'air d'un U en progressant vers la rive-nord mais bon). Peut-être pas bondé de type "je me squeeze de force malgré les regards méchants derrière moi; je me ferai toute petite autant que possible mais bon, faut s'imposer dans la vie pis depuis que Laval a ses stations, on n'a pu de place rendu à Laurier mais on veut tous arriver à l'heure fait que endurez et réjouissez-vous du fait que j'me suis pas fait mariner dans le parfum avant de partir; j'ai bien appris la définition du mot subtilité moi madame, et pis c'est moi qui frenche la porte et je vous dis que c'est pas ragoutant en partant alors faisons un effort pour passer à travers ce moment désagréable comme des citoyens civilisés qui font leur gros possible pour rendre la cohabitation en société pas trop pire", mais quand même bondé à se demander où vont tous ces gens dans tous les sens et à toute heure, après quoi ils courent et ce qu'ils en retiendront en bout de ligne quand ils feront le bilan de leur vie.

Toujours est-il que subitement, seule dans ce wagon le temps de passer deux stations, je suis devenue parano. Et si un fou furieux entrait? Je me suis pourtant beaucoup déplacée dans la ville, même en pleine nuit, seule, relativement insouciante (je dis relativement car, rassurez-vous Parents, j'ai des yeux tout le tour d'la tête et je suis pas trop nounoune quand même), et je n'ai pas cette tendance à être parano, angoissée ou à imaginer le pire scénario tout le temps. Ce qui ne m'empêche pas d'être sur mes gardes, bien sûr. Mais on a quoi comme issue si on est seule dans un wagon de métro? Moi qui a si souvent souhaité cette situation, j'étais finalement bien contente qu'un groupe embarque la station d'après.

Qui sait, je serai peut-être plus tolérante quand il y aura foule? À moins que quelqu'un se soit fait mariner dans le parfum avant de partir. Ou qu'il fasse vraiment chaud et que ça devienne les Transpire en commun (jeu de mots décapant dont je ne me lasse pas)...

samedi 5 février 2011

Faudrait en r'venir, là...

C'est la fête de ma Maman aujourd'hui. 65 ans qu'elle a. Il n'était même pas midi que, bien que super contente de toutes les attentions qu'un anniversaire apporte, ça l'énarvait déjà d'entendre les termes "le bel âge" et tous ses dérivés. Même s'ils se veulent positifs. On peut tu en revenir, de l'âge? Est-ce que, dans le peu de certitudes qu'on a dans la vie, le temps qui passe et l'absence d'un gros bouton "rewind" ou "back" est à peu près la plus absolue? Pourquoi on en fait tout un plat? A-t-on à ce point besoin de souligner le fait que le temps passe? Comme si on allait l'oublier? Ça fait des années que je n'achète plus de cartes d'anniversaire avec des messages dedans. Parce que je suis pu capable de lire les jokes plates liées à l'âge. Et celles qui ne comportent pas de blagues débutent généralement par "Puisses-tu", ce qui ne correspond pas du tout à mon style littéraire, vous remarquerez. Alors j'écris moi-même, tout croche mais avec sincérité, en souhaitant petites et grandes joies à la personne fêtée et en disant simplement que je l'apprécie. C'est ça qu'il faut fêter au fond. Pas le temps qui passe mais le fait qu'on apprécie avoir cette personne dans son entourage. Par chance on n'est pas complètement défaitistes et les gâteaux, les drinks et les partys font autant partie de notre culture que les farces plates. Ouf!

Entoucas. Je pense qu'on s'en sortira pas des grosses blagues et des termes pour nommer les phases de la vie. Surtout quand c'est notre fête. Quiconque a passé ses 33 ans sait que cette année-là, chaque fois qu'on dit son âge, c'est inévitable, on se fait répondre "l'âge du Christ". Certains ajoutent encore "le christ d'âge" après. Ayayaye...Je suppose qu'il faut en rire parce qu'au fond ça se veut sympathique. Peut-être compatissant. Et du haut de mes 36 ans, je suis pas sortie du bois avec ça. À moins qu'on n'invente bientôt le gros bouton Rewind mais encore là, je suis pas sûre que j'aurais envie de l'utiliser. J'ai p'têtre ben le genou un peu plus tombant qu'à vingt ans mais me semble que c'est tellement plus le fun aujourd'hui et je n'échangerais ça pour rien au monde. Maman aussi disait ça ce matin, en plus de se trouver particulièrement en forme.

Bonne Fête Maman. Et merci de m'avoir appris le p'tit bonheur facile. C'est une grande richesse qui vaut tous les gâteaux, les drinks et les meilleurs partys.

vendredi 4 février 2011

Est-ce qu'on s'accomode un peu trop bien de la médiocrité?

Fait que là Steve est en beau flybinne, comme il dit si bien. D'un naturel joyeux qu'il est, être en flybinne n'est pas une bonne chose. C'est que voyez vous, nombreux lecteurs (ironie à 5 cennes ici), c'est qu'on reçoit une gang à souper demain et que la SAQ  a "omis" de livrer la caisse de vins soigneusement choisis en fonction de notre menu. Une erreur; on sait pas trop; c'est de même; c'est ça qui est ça. Ça semble anodin de même mais ça fait 3 fois sur 5 qu'il y a erreur sur la livraison. Pas un super bon ratio à mon avis, vous êtes d'accord? Haaa c'est pas bien grave on se dira; c'est un luxe et il y a pire dans la vie. Et c'est bien vrai; je suis la première à mettre constamment les choses en perspective. Mais trois erreurs sur cinq pour une tâche aussi simple que de prendre une commande et l'acheminer? Come on! Une des reps a même avoué "avoir oublié" après plusieurs semaines. Han??

Partout où j'ai travaillé, on se fend en quatre pour satisfaire la clientèle, externe et interne. Non vraiment, on se donne à fond, enweille, go, performe, pas de marge d'erreur - tu obtiens le titre et tu es automatiquement LE spécialisse. Pis trompe-toi pas. Et ça va, on carbure à ça; ce serait autrement qu'on serait blasé, on trouverait ça plate ben assez vite et on accuserait son entourage d'être mou d'accepter ça, on serait pas fiers, et c'est important d'être fier...

(via Deviantart)
Mais pourquoi on rencontre trop souvent de l'incompétence et de l'indifférence dans nos interactions avec d'autres représentants du service à la clientèle? Et qui ont l'air de s'en sacrer tellement qu'on se dit ouain, c'est vrai; quand ben même que je chiâlerais et menacerais de ne plus revenir, quessé qu'y en ont à faire? Je suis un grain de sable dans le désert. Je pourrais vous nommer plusieurs de ces situations comme ça (et les entreprises qui vont avec. Même mon bureau de médecin - ratio d'erreur de 100% sur la prise de rendez-vous en 4 ans; ça va pas ben). Mais là n'est pas le point. Y se sentent comment à la fin de leur journée, ceux qui s'en sacrent? Qui font les choses à moitié pis que c'est ben correct comme ça? Ceux qui aiment pas leur job? Parce que c'est long longtemps à la longue me semble, tsé...

Fait que...On fait quoi avec ça? On reste passif parce que c'est pas grave; parce que la médiocrité est normale, banale? On sort les crocs comme des gros chiâleux jamais contents et insatisfaits de leur sort? Ou quelque chose entre les deux? Et je tiens à préciser qu'on demande pas le gros traitement royal avec le tapis rouge, non, juste à être servis décemment comme de bons clients (les meilleurs, diraient les valeurs de la plupart des entreprises). Par des gens qui ont comme rôle de servir la clientèle. C'est tu trop demander? Vraiment?

Et vous, lecteurs nombreux, vous faites quoi face au service médiocre?

jeudi 3 février 2011

Depuis le temps que j'en parle

Ben oui, fallait que ça arrive. Toutes ces idées qui me trottent dans la tête, surtout la nuit, parce que tsé, moi pis le sommeil on est pas ben ben chums fait que voilà, je vais vous en faire part gang de chanceux. Vous en faites pas, je ne ferai pas dans l'écriture soporifique; la vie est trop courte (les nuits aussi mais c'pas grave) et y a trop de fun à avoir pour ça.

Pour tout vous dire, je démarre ce blogue dans le cadre d'un atelier de rédaction Web. Mais comme j'aime bien écrire et que je procrastinais sur la chose depuis un bon bout, c'est le coup de pied au derrière dont j'avais besoin je pense. Merci M'sieur Leroux.

Pour s'en tenir à la version courte, gardons-ça en 140 caractères ici.

Fait que récemment j'ai vu ce vidéo que j'ai trouvé magnifique. Pis je m'ennuie du vélo même si je trouve la neige ben belle...