vendredi 4 février 2011

Est-ce qu'on s'accomode un peu trop bien de la médiocrité?

Fait que là Steve est en beau flybinne, comme il dit si bien. D'un naturel joyeux qu'il est, être en flybinne n'est pas une bonne chose. C'est que voyez vous, nombreux lecteurs (ironie à 5 cennes ici), c'est qu'on reçoit une gang à souper demain et que la SAQ  a "omis" de livrer la caisse de vins soigneusement choisis en fonction de notre menu. Une erreur; on sait pas trop; c'est de même; c'est ça qui est ça. Ça semble anodin de même mais ça fait 3 fois sur 5 qu'il y a erreur sur la livraison. Pas un super bon ratio à mon avis, vous êtes d'accord? Haaa c'est pas bien grave on se dira; c'est un luxe et il y a pire dans la vie. Et c'est bien vrai; je suis la première à mettre constamment les choses en perspective. Mais trois erreurs sur cinq pour une tâche aussi simple que de prendre une commande et l'acheminer? Come on! Une des reps a même avoué "avoir oublié" après plusieurs semaines. Han??

Partout où j'ai travaillé, on se fend en quatre pour satisfaire la clientèle, externe et interne. Non vraiment, on se donne à fond, enweille, go, performe, pas de marge d'erreur - tu obtiens le titre et tu es automatiquement LE spécialisse. Pis trompe-toi pas. Et ça va, on carbure à ça; ce serait autrement qu'on serait blasé, on trouverait ça plate ben assez vite et on accuserait son entourage d'être mou d'accepter ça, on serait pas fiers, et c'est important d'être fier...

(via Deviantart)
Mais pourquoi on rencontre trop souvent de l'incompétence et de l'indifférence dans nos interactions avec d'autres représentants du service à la clientèle? Et qui ont l'air de s'en sacrer tellement qu'on se dit ouain, c'est vrai; quand ben même que je chiâlerais et menacerais de ne plus revenir, quessé qu'y en ont à faire? Je suis un grain de sable dans le désert. Je pourrais vous nommer plusieurs de ces situations comme ça (et les entreprises qui vont avec. Même mon bureau de médecin - ratio d'erreur de 100% sur la prise de rendez-vous en 4 ans; ça va pas ben). Mais là n'est pas le point. Y se sentent comment à la fin de leur journée, ceux qui s'en sacrent? Qui font les choses à moitié pis que c'est ben correct comme ça? Ceux qui aiment pas leur job? Parce que c'est long longtemps à la longue me semble, tsé...

Fait que...On fait quoi avec ça? On reste passif parce que c'est pas grave; parce que la médiocrité est normale, banale? On sort les crocs comme des gros chiâleux jamais contents et insatisfaits de leur sort? Ou quelque chose entre les deux? Et je tiens à préciser qu'on demande pas le gros traitement royal avec le tapis rouge, non, juste à être servis décemment comme de bons clients (les meilleurs, diraient les valeurs de la plupart des entreprises). Par des gens qui ont comme rôle de servir la clientèle. C'est tu trop demander? Vraiment?

Et vous, lecteurs nombreux, vous faites quoi face au service médiocre?

Aucun commentaire:

Publier un commentaire